Main

décembre 28, 2008

Cadeau du Père Noël, gossé par la fée des étoiles

Coquinette a écrit, avec son éducatrice, il y a déjà un bon mois... une lettre au Père Noël. C'est fabuleux! Pensais-je alors, une chose de moins à faire; woohoooo!

Mais voilà qu'au bout d'une semaine de réjouissances une question est venue me hanter: "Mais qu'a-t-elle demandé?" C'est que, voyez-vous, si je l'avais écrite avec elle, la lettre, j'aurais pu la diriger un tit-peu... ma fille, lui suggérer des cadeaux intéressants et dans mes prix et surtout m'arranger pour faire fitter les cadeaux avec les demandes au Père Noël. Genre. Ainsi, je me retrouvai devant le défi, oh combien enivrant, de découvrir le contenu de la liste envoyée. Puisque je suis une personne très professionnelle, j'ai commencé par essayer la méthode simple:

- Coquineeette?
- Quoiiii?
- Mais, tu lui as demandé quoi au Père Noël???
- Ben, un cellulaire!
- Ah.

Vlan dans tes dents, maman. Moi veux un téléphone, et tout de suite.

Vint ensuite l'intense questionnement relié à la venue d'un nouveau téléphone dans la maison... je fus dès le début de ma réflexion, tout à fait d'accord avec moi-même; cellulaire, pas question. J'en ai même pas un pour moi (bah si mais je le recharge pas parce que j'aime pas ça, être rejoignable partout tout le temps), alors imaginons ce que je pense de la chose pour un enfant de 3 ans.

Un sans fil alors? Mouain, mais non. Je trouve qu'il y a assez d'ondes qui se promènent par ici, j'ai pas envie d'en rajouter... alors j'ai décidé de chercher un téléphone conventionnel, mais ayant une allure de jouet. Il va s'en dire dire... que je me suis alors trouvée bien brillante.

Rôôôô... avoir su que c'était compliqué de même, j'aurais pris le temps d'inventer une excuse à ma fille, mais non, je ne savais pas dans quoi je m'embarquais... alors le 23, je suis partie chercher un téléphone cute sur la Plaza. J'en ai pas trouvé. J'ai pris l'autobus jusqu'au marché central... j'en ai pas trouvé.... j'ai traversé de bord et je suis allée au Canadian Tire... et là, confuse et découragée (en panne de sucre, les jambes molles, trop chaud, envie de pleurer, mais bon dieu, c'est qui le cave qui n'a pas encore inventé la télé-portation?), j'ai pris un truc moche à 15 piasses, un téléphone blanc à fil. (J'ai aussi, dans un élan d'enthousiasme, attrapé une crazy carpet, un traîneau et milles cossins lourds, afin de me faciliter vraiment la tâche dans l'autobus sur le chemin du retour.)

Suis revenue piteuse à la maison... j'avais honte, comme j'avais honte... mon dieu! Que j'me disais, ça y est, je viens de lui briser son fun, elle ne croira jamais plus au Père Noël. Lui offrir un truc aussi laid, ça se fait pas... Puisque j'avais quand même espoir d'en faire tout un plat pour rien, j'ai montré ma "trouvaille" à ma voisine... elle a eu la même réaction que moi; pouache.

Avons pensé y coller des collants, mais ça fait ordinaire... y dessiner des fleurs? Mouain, mettons... c'est alors qu'elle m'a sorti une idée: coller de la peluche dessus...

Comme j'avais plus ou moins confiance en mes talents de colleuse-de-peluche-sur-téléphone-cheap, j'ai appelé la cabine téléphonique, parce que je me rappelais que dans mon jeune temps ils en vendaient des téléphones cutes... c'est fini ce temps-là, que le monsieur m'a répondu. Maintenant ils font comme tout le monde, ils vendent des cellulaires... J'ai appelé à d'autres places aussi mais personne ne semblait tenir de téléphone cute sur place. Alors voilà, j'ai appelé ma maman, qui a joué à la sauveuse le matin du 24 en passant dans une boutique de tissus avant d'aller faire son marché. Elle m'a rapporté de la peluche aux couleurs que j'avais commandées... et des yeux qui bougent (c'est important les yeux qui bougent). Et puis moi, bien moi... j'ai profité de la sieste de ma fille pour coller des bouts de peluche sur le téléphone, cachée derrière mon lit (tout d'un coup l'idée lui serait venue de se lever de son lit et de venir me voir), aidée de la lumière déficiente de la grisaille extérieure. Le plus surprenant dans tout ceci, c'est que je le trouve mignon le téléphone... même que je dirais qu'il est pas mal mignon.

D'habitude j'arrive à prendre de jolies photos mais là moins, je trouve que je ne lui rend pas honneur à mon oeuvre... je vous mets quand même ceci ici afin que vous puissiez admirer mes talents de colleuse de tissus... me suis à peine brûlée *tousse-tousse* (vive les fusils à colle chaude).

Ma fille l'adore, elle a appelé tout son carnet d'adresse le matin du 25 pour leur demander si, eux aussi, ils avaient reçu un téléphone à poils... héhé... et moi je l'écoutais en ricannant et en me disant:
"Ça, ça m'étonnerait ma Coquinette... ça m'étonnerait..."

Vu de côté:

Au début je voulais couvrir l'écran mais j'ai finalement décidé de le garder, tout d'un coup ça servirait un jour...

Mine de rien, c'est confortable, un téléphone poilu...

Après m'être brûlée avec la colle chaude, l'idée m'est venue de faire du sucre d'orge, de même, en fin d'après-midi. Au milieu de ma recette je me suis rendue compte que j'ai perdu mes moules et que pire, les moules à chocolat ça ne va pas (ils fondent car le sucre fondu est trop chaud). Puisque je suis plus forte que les livres de recettes, j'ai quand même pris un moule à chocolat pour couler mes bonbons. Ce qui devait arriver arriva; le moule a fondu. Me suis magasiné une nouvelle cloque. J'ai finalement garoché la balance du mélange sur un papier parchemin et là oh; surprise; c'est booon.

Maintenant à l'ordre du jour, il y a: trouver des moules à confiserie.

Za part de cela, je crois que si je continue de même, je vais pouvoir bumper Martha un de ces 4, faudrait juste qu'on me finance pour que j'aménage dans une maison modèle.

décembre 22, 2008

Le conte en continu

(et merci d'avoir participé en grand nombre : )

Claude avait pris l'habitude de cuisiner des biscuits au chocolat le samedi après-midi.

Elle avait pris cette habitude alors qu'enfant, sa grand-maman préparait toujours des biscuits au chocolat le samedi après-midi.

Ça sentait bon dans la maison en ce jour béni des petits où les sucreries abondait chez grand-maman, le four réchauffant l'atmosphère et l'odeur des biscuits tout chauds excitait les sens.

Claude avait un cancer du pancréas.

Mais le samedi des biscuits, elle ne pensait jamais à cela. En fait, elle se sentait seule tous les jours sauf celui-là, jour où elle partageait ses biscuit avec une petite souris vivant dans ses murs.

Lorsque tout à coup, la sonnette de la porte retentit. Il était enfin arrivé. 15 ans qu'ils ne s'étaient pas vu! 15 ans...

Le facteur. Pour la première fois depuis 15 ans, Claude avait reçu une lettre. Transportée de bonheur, elle embrassa le facteur avant de déchirer l'enveloppe tant attendue.

Claude sortit la lettre de l'enveloppe, malgré le tremblement de ses mains. Tout était noir autour d'elle. Il n'y avait que la lettre avec la belle en-tête de l'éditeur qui comptait pour elle. Et si la réponse était négative? Non, elle préférait ne pas trop y penser...

Elle décida alors d'attendre... Le nouvel an approchait et elle pensa qu'elle pourrait ouvrir la lettre ce jour là et c'est ce qui allait donner le ton à la nouvelle année.

Mais avait-elle vraiment envie de commencer l'année sur une note triste advenant le cas où la réponse serait négative? Pourquoi ne pas l'ouvrir immédiatement et en profiter pour célébrer la réussite ou noyer l'échec au jour de l'an?

Tiens se dit-elle, pourquoi ne pas me tromper moi-même et l'ouvrir à la vapeur, comme ça, si c'est une bonne nouvelle, je recachette l'enveloppe et je l'ouvre une deuxième fois au Jour de l'An!

Satisfaite de sa décision, elle se dirigea vers la cuisine, remplit la bouilloire d'eau et pesa sur le piton "on"; oubliant, dans l'extase de son entreprise, que le facteur attendait encore dans le cadre de porte.

Soudain, une odeur forte de chocolat la ramena à la réalité....ses biscuits, ses beaux et tendres biscuits...oubliés dans le four. Elle ouvrit rapidement la porte, prit la taule sans précaution et....arghhhhhh, elle se brûla !

Heureusement, le facteur avait une petite base en premiers soins et vola au secours de la pauvre mutilée.

Mais ses bottes couverte de neiges rendirent le sol sale et glissant.

Claude, dans une crise de folie ménagère, empoigna fermement la vadrouille malgré ses mains mutilées et récura la maison de fond en comble, devant le regard ahuri du facteur qui, ne l'oublions pas, se tenait toujours dans la cuisine avec sa trousse de premiers soins.

Ne sachant trop quoi faire, le facteur ouvrit sa trousse pour y prendre ce dont il avait besoin: une p'tite gorgée d'alcool à friction.

Tout en buvant sa gorgée, le facteur vit un truc sur le four: la lettre qu'il avait apporté entrain de ramollir à cause de la chaleur...

Le facteur voulut se précipiter vers cette enveloppe qui était sur le point de brûler, mais il glissa sur une flaque d'eau que Claude n'a pas eu le temps de vadrouiller encore... Bang! Le facteur se cogna la tête sur le sol.

C'est à ce moment que l'amant de Claude, sorti de la salle de bain où il prenait une douche post-coïtale.

"Ciel! Mon mari!" s'écria le facteur. "Mais que fais-tu ici? Il me semblait que tu avais réglé tes ambivalences lorsque nous avons échangé nos voeux!"
Claude ouvrit de grands yeux, interloquée...

Non seulement son amant, celui avec qui elle avait passé tant de nuit, était marié, mais en plus, il était homosexuel. C'en fut trop pour Claude qui s'effondra sur le sol, inconsciente.

Dehors la neige se mit à tomber. Cette première journée de l'hiver commençait de façon tellement étrange. Comme chaque année, à cette période, La vie de claude se remplissait d'évènement plus étranges les uns que les autres.
Tout avait commencé il y a 15 ans...

Lorsque le facteur est venu la dernière fois chez elle, un 25 décembre particulièrement doux. Il lui avait apporté un objet que certains qualifiront de magique qui avait changer sa vie.

Driiiinnnnn, la sonnette du four réveilla Claude qui était perdue dans ses rêveries, elle avait souvent l'habitude de s'inventer toutes sortes d'histoires des plus loufoques, ça lui permettait de sortir de sa solitude et de son triste quotidien où la réalité de son cancer la hântait. Ses biscuits étaient prêts et elle avait hâte d'en goûter un.

Franchement, j'ai du talent, je devrais écrire un roman, se dit-elle

Claude contempla la neige douce qui recouvrait doucement le paysage... Ce Noël était peut-être son dernier. Elle prit une décision: ce roman, elle l'écrirait. Malgré la maladie qui prenait de plus en plus de place, elle l'écrirait.

Fin

décembre 18, 2008

Est-ce que ça vous tenterais d'écrire une histoire?

Je me demandais plus tôt cette semaine si ça vous intéresserais de bricoler une petite histoire de Noël avec moi? Un conte collectif sur ce blogue. Je pourrais écrire la première phrase et ensuite tout le monde utilise les commentaires pour rajouter son bout d'histoire... l'histoire c'est que ça se peut que ça ne lève pas (j'ai pas tant de commentateurs que ça) et là ça serait gênant... n'empêche que bon, je m'essaie en espérant très fort que vous allez embarquer.

Voici les règlements: Y'en a pas vraiment. vous pouvez écrire n'importe quoi entre 3 mots et 5 lignes, pas de limites de lieux personnages, rien.

Alors voilà, euh, je commence...

Claude avait pris l'habitude de cuisiner des biscuits au chocolat le samedi après-midi.

novembre 14, 2008

Noël

Mine de rien, Noël s'en vient.

Cette année, suis au prise avec un problème de taille, un énorme problème; j'suis rendue que j'aime comme trop ça donner des cadeaux et, (oh, ça se complique encore plus) mon cercle de famille et d'amis grandit à vue d'oeil. En plus, c'est pas des blagues, j'ai envie de donner des cadeaux à TOUT le monde que je connais. Même ceux que je connais pas pour de vrai. Ça fait que ça me fait beaucoup de choses à prévoir... d'un autre côté tout le fun réside pas mal là; dans l'acte de choisir quoi donner à qui.

Alors, voilà, considérant que: j'ai un p'tit fond de hippie, j'aime donner des cadeaux, je suis une sur-consommatrice émérite, j'adore magasiner MAIS j'aurai jamais assez de budget pour acheter des cadeaux à tout le monde... cette année, je fais un mélange entre surconsommation et hippisme et je vais gosser une grosse partie de mes cadeaux. J'ai des idées, mais suis pas sûre d'être capable de tout réaliser dans les temps et de trouver tout ce dont j'ai besoin. En tout cas, en attendant de voir si je vais être capable de relever le défi, je partage avec vous, certaines de mes idées:

L'an dernier, j'avais, en compagnie de ma voisine, peint une chaise berçante pour enfant avec mes restants de peinture d'appartement (peinture pas toxique). Ça avait fait un truc joli je trouve. Là ça fait 3 mois que je cherche une vieille chaise berçante (pas chère, sinon y'a pas de but) mais j'en je trouve pas... je voudrais en faire une à offrir à un autre enfant. Le temps file, je commence à me décourager un peu. En tout cas. Ça avait donné ça, ma chaise de l'an dernier:

À l'arrière j'ai inscrit le nom de ma fille mais là j'veux pas vous le montrer... Bon.

Je suis tombée sur des perles de tissus ici cette semaine. J'aimerais en faire pour offrir aux p'tites filles de la famille. J'vais rajouter un bout de paille dans le milieu pour qu'elles puissent passer un fil.

Me suis mis dans la tête de faire des pâtisseries tunisiennes maison. J'ai essayé de gosser un mélange de pistaches écrapoutes avec du beurre et du sucre et j'ai fourré ça dans des dates cette semaine. C'était bon il me semble. Mon plan c'est de chercher une vraie recette pour voir s'il y a moyen d'optimiser ça.

Y'a Ricardo aussi qui propose des idées cadeau "bouffe" dans son dernier numéro.

J'aimerais écrire un petit livre d'histoire à ma fille, un truc simple de 10-15 pages. Je crois que j'ai déjà mon histoire, faudrait juste que je commence à dessiner au plus vite sinon je risque de tout oublier.

Pour les plus jeunes enfants, je voudrais coudre des marionnettes avec mes retailles de tissus (si j'en ai pas assez, y'a ma mère qui accumule ça depuis 40 ans dans ses garde-robes, je devrais arriver à en tirer quelque chose de bon).

Peut-être une batch de biscuits ou de truffes... suis pas sûre...

Bien sûr, j'ai déjà mis la main sur 2-3 truc tout faits... ils attendent patiemment le jour de la fête du ti-Jésus bien au chaud dans l'garde-robe.

Au début du mois j'ai envoyé ma liste de cadeaux pour ma fille aux grands-parents, qui choisiront ce qu'ils veulent lui offrir dans le lot... dedans il y avait:
- des raquettes à neige
- des bâtons pour la raquette (et le ski et la marche)
- un tapis de yoga
- un coffret de billets pour faire des colliers
- des bottes d'hiver

Moi je lui offre:
- un ukulélé
- et maintenant que j'suis tombée dessus "par hasard"... un livre de Fifi Brindacier.
- j'voudrais lui faire ou lui trouver des nouvelles jambières aussi, c'est tellement pratique les jambières... que je suis passée dans un magasin de danse il y a deux semaines... et j'en ai ramassé une paire pour moi (en plus, ça me va mieux que des combines).

Pour bibi j'hésite entre:
- un disque dur externe
- un chaudron géant (de vraie cuisine), pour faire des soupes et des sauces géantes... un genre de euh... 20 litres?
- un super couteau de chef, genre de même ou de même

Si j'obtiens un contrat "payant" d'ici Noël, après avoir vidé ma carte de crédit, je me réserve la joie de m'offrir un manteau sport pour aller jouer dehors avec ma fille. L'an dernier j'avais acheté mes pantalons de neige en spécial, cette année, c'est le tour du manteau!

Pis vous, vous en êtes où dans vos achats et vos bricolages?

novembre 12, 2008

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!

Pourquoi je sais pas coudre???

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah.