Des bobettes et des chiens
Voici le récit de mon quatrième exploit du temps des Fêtes...
Parlons de mon chien, pour faire changement... et de bobettes dans le même billet, voir si ça se peut.
Voyons, voyons... commençons simplement comme suit, mettons:
Balthazar, petit chiot adorable, avait eu le privilège de passer ses journées dans la cuisine, qui était alors fermée au moyen d'une barrière de bébé, quand je m'absentais de la maison. Puisque je devais quitter l'appartement pour une durée d'environ sept heures, cela lui permettait de pouvoir boire et pisser comme bon lui semblait, sans avoir recours à de puissantes techniques de retenue de vessie.
Il a eu ce privilège... jusqu'au jour où? Où il a trouvé le moyen de sauter par dessus la barrière. Un bébé chien saucisse qui saute par dessus une barrière de bébé, on aura tout vu. Ça frôle le Guinness. Dooonc... un soir je rentre chez moi et qu'est-ce que je trouve? Mon chien, sagement couché dans mon tas de linge sale.
- Tut, tut, tut toutou, que je lui ai dit. T'as pas le droit de faire ça!
- Wou, m'a t-il gentiment répondu.
C'en est resté là. Je l'ai enlevé du tas de linge et j'ai fermé la porte. Quelques jours plus tard j'ai fait le lavage. Plusieurs jours passèrent avant que j'en vienne à visualiser l'inévitable dénouement des choses: un jour, je devrais m'abaisser à plier tout ça. Ce que je fis, avec dévotion et tendresse, comme je sais si bien le faire: empoigne un bas brun, un autre bas brun, hop! Une paire de bas pliés. Attrape un chandail, le fait revoler dans les airs, comme si ce simple mouvement avait des chances d'effacer les traces d'un dur séjour en dessous de la pile de vêtements, le plie, le pose affectueusement. Agrippe un pantalon, le fait valser au dessus de ma tête, le tapoche un brin, le plie. Aaaaaah, comme c'est zen plier la lessive finalement... Prend une bobette affriolante endimanchée de dentelle bleue... késsé ça? Des trous ailleurs que dans la dentelle? Oh shit: bobette poubelle.
- Balthazaaaaar... vilain chien; t'as mangé mes bobettes!
- Wou?
- Bon, bon, c'est un peu de ma faute aussi, je devrais mettre mon linge dans le panier à linge sale, pas à côté.
Décroche mon soutien-gorge préféré du séchoir, entreprend d'enligner les deux bonnets l'un par dessus l'autre, ramène les bretelles dans la coupe et...
- OH! Balthazar! Sacrament! T'as détruit mon soutien-gorge préféré! Mon seul cuuute!
- Aaf?
Respire, bon, bon, il m'en reste quand même un ou deux autres mettables...
Ben non, après avoir tout plié, il ne m'en restait plus de mettables. Le salaud avait bouffé-troué-décrissé... mon seul beau soutien-gorge et mes deux autres seuls semi-beaux. Il avait pris bien soin de réserver le même sort à mes trois seules bobettes trop-veilles-mais-pleines-de-charme (les autres n'étant quant à elles que trop vieilles).
Ceci menant à cela (j'adore cette expression): c'est en bobettes de menstrue et en vieux rack-à-boules un bonnet trop grand (si t'as pas déjà allaité, tu peux pas comprendre l'humiliation qui réside dans cette phrase) que j'ai pris le chemin du centre d'achats avec ma maman ce midi. Objectif: me refaire une lingerie.
Le dit objectif a été atteint avec brio. Me voilà maintenant ravie.
Commentaires
Alors, si je suis bien....
nouvelle lingerie + nouvel appareil photo....
on peut voir ?
ok, je sors :-D
Posted by: paskal | décembre 29, 2009 07:53 AM