En montant mon escalier
Ce matin dans l’escalier extérieur menant chez belle-maman. Avec mes combines d’hivers lousses, ma culotte de menstrue, mes gros bas, mes crocs roses fluos, mon manteau mis tout croche, mes cheveux en bataille et ma fille dans mes bras. J’ai eu une pensée pour l’homme de ma vie. Je me suis dit : « Ouaip, vraiment homme de ma vie, il faudrait que tu te pointes là. Tout de suite. Maintenant. Comme ça si tu me trouves jolie, tu vas vraiment me trouver super belle quand j’ai l’air juste normale. »
Homme de ma vie ne s’est pas pointé. Ou peut-être que du coin de la rue il m’a vu et il a eu peur ?
Belle-maman elle et chouette. Coquinette a bien dormi la nuit dernière mais puisque mon corps était programmé en mode « combat » je me suis réveillée à 2 heures ce matin. À 3 heures je lisais ma presse du samedi, à 4 heures je faisais l’inventaire des garçons intéressants dans mon entourage, à 4h 01 je me demandais s’il y a avait un fantôme dans mon salon. À 5h18 les oiseaux se sont réveillés, un gros mot m’est venu à l’esprit : sacrament. Je me suis rendormie en quelque part autour de ça. À 7 heures la journée de Coquinette a commencé. Belle-maman disais-je, elle est chouette. Elle attendait de la visite mais elle a accepté de prendre ma fille le temps que je prenne ma douche, que je me peigne et que je respire par le nez un peu. Du coup maintenant c’est plus le temps du tout de croiser par hasard l’homme de ma vie. Je suis beaucoup trop à mon avantage.