des Peccadilles en chroniques

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… et autres histoires palpitantes

Bilan 2012

31 December 2012

C’est l’heure des bilans! Lalalilalèreu!

Je viens faire un petit saut, le temps du bilan. J’en ai fait ma petite tradition et je la trouve chouette alors du coup, ben oui, je remets cela.

Dur de le faire cette année encore, puisque je n’ai strictement rien pondu ici depuis très exactement 12 mois… je vais devoir faire appel à ma super mémoire de temps des fêtes pour récapituler les 12 derniers mois, voyons, voyons, hum, hum, voici ce que ça donne… Ah oui! Premièrement, j’ai réussi mon défi de l’année: faire 50 tours de hula hoop. Drette en janvier c’était tout réglé. Parle-moi de t’ça des beaux défis qui se gèrent rapidement.

Au 31 décembre 2011 je me donnais quelques autres défis, j’en ai réussi quelques uns, comme passer du bon temps de qualité avec Coquinette, faire du sport, avoir des défis professionnels, guérir mon dos-jambe. Le dos va mieux, je recommence à courir tranquillement, mais pas autant qu’avant. Je marche encore sur des œufs, c’est fragile et je dois encore travailler beaucoup pour retrouver ma forme d’avant. Lentement mais sûrement! (Là tu le vois pas, mais je me croise les doigts, j’ai vraiment envie que ça soit réglé pour de bon).

J’ai fait à peine et j’aurais voulu en faire davantage: pêcher, jouer du violon, courir, faire du vélo. Vélo c’est pathétique, je n’ai fait que du Bixi et encore… si peu. Aucune escapade vélo en 2012, la honte…

J’ai complètement passé à côté: les randos (les vraies là, sur des grosses montagnes) et les voyages. Ça me rend triste mais c’était nécessaire, l’un pour aider mon dos, l’autre pour aider mon porte-monnaie.

En décembre 2011, je terminais un programme court en pédagogie et j’étais bien fière de moi. Comme j’avais passé les 3 années précédentes à combiner les études, le travail et être parent, je me suis dit que si je désirais faire la maîtrise, c’était le moment où jamais. Une fois que le beat est acquis, ce serait un peu nono de ne pas surfer dessus. Me suis donc inscrite où j’en avais envie, et début janvier j’étais toute ouïe et tout sourire sur les bancs d’une nouvelle école. Je ne sais pas si cette école est plus exigeante que la précédente. Quand je regarde les travaux que je produisais avant, ils sont pourtant bien étoffés… mais je rame davantage, ça c’est sûr. Peut être je suis juste rendue… vieille… ahah! On dirait vraiment que chaque session est plus ardue que la précédente. J’ai passé malgré tout la session d’hiver la larme à l’œil parce que je me sentais exactement là où je devais être, bien à ma place. Je n’ai pas manqué un cours, même si c’était de soir, après la job, après avoir affronté la slush et le froid… et ça a porté fruit, j’ai terminé avec une moyenne de A+. Vlan pour le doute que je me suis dit. J’ai dont ben bien fait de passer mes lundis ici plutôt que pas là. Ensuite, j’ai suivi un cours d’été en dehors de mon programme.

En septembre je voulais tester les MOOC (massive open online course) alors j’ai suivi un cours de statistiques ici pour devenir bilingue en statistiques. J’ai adoré mon expérience. Mon prof était fabuleux, le site est bien fait et il y a plein de ressources pour ceux qui veulent en profiter. Bref, bien contente de mon expérience et je vais remettre ça. En ne me mettant pas trop de pression cependant. Pour moi c’est une chouette façon de passer ses soirées, mais j’ai pas envie de ramer pour des notes, je fais déjà des études ailleurs. Genre. Je vous encourage à aller voir le choix de cours, c’est vraiment gratuit, les sujets sont super diversifiés, c’est une super belle opportunité pour se tester la discipline quand on envisage un retour aux études, ou pour perfectionner son anglais, pour en apprendre davantage sur un sujet qui nous a toujours intrigué (par exemple, là, je fais astronomie du coin de l’oeil. Je le fais pas comme il faudrait; la grippe m’a réquisitionné des bouts de cerveau, mais je trippe quand même à me faire parler de sphère céleste). Pour avoir un bon résumé de la patente, vous pouvez aller visionner ici une vidéo de la co-fondatrice qui explique comment le site fonctionne.

Ensuite, retour dans mon programme pour l’automne. À cause du cours d’été, contrairement aux autres années, j’étais pas top shape. J’ai calculé, il y a longtemps déjà, que j’ai suffisamment d’énergie pour faire 2 cours par année. Pas 3… 2. Le cours d’été, c’était un pari avec moi-même et j’ai joué avec le feu. Le travail à temps plein et être parent ça tire déjà beaucoup de jus. J’ai besoin de mon été pour me remettre de mon année. Ceci menant à cela, j’ai trainé de la patte tout l’automne, pour terminer avec la super grippe à la mi-décembre. D’habitude je suis forte et je n’attrape pas grand chose. Là je paie… j’espère juste vraiment avoir assez de repos d’ici la fin de mes vacances pour être solide cet hiver.

Depuis l’entrée à l’école de Coquinette, ma vie a complètement changée. Ça correspond avec une rupture amoureuse, un nouvel emploi et un déménagement. Cette nouvelle vie là me plait beaucoup. Coquinette a le verbe facile, on marche beaucoup ensemble et on en profite pour discuter, ce sont des moments très agréables. Elle lit beaucoup aussi, elle s’est découvert un intérêt pour les romans, du coup moi toute fière-pet, je lui ai fait un coffre à surprises de romans. Pis j’me force! Je fais des recherches sur ses auteurs préférés, je regarde les suggestions littéraires pour son groupe d’âge. Quand c’est pas disponible ici, qu’à cela ne tienne, je m’arrange pour les commander.  Enfin bref, quand Coquinette aime bien quelque chose et que j’aime bien qu’elle aime ça ben ziou mon ami! J’encourage!

2012, j’ai continué les cours de chant, ils me font du bien. Mais j’suis pas ben ben bonne par exemple… pas ben ben. J’ose chanter euh… pendant mes cours, dans ma douche et quand je suis pas mal sûre que les voisins sont absents. C’est que je suis timide… vraiment beaucoup, et j’ose pas, à part devant Coquinette (et là je fais tout ce que je peux pour la faire rire ou pour l’embêter alors ça ne doit pas compter n’est-ce pas?), chanter devant les gens. Mais j’aime chanter! Et je découvre un paquet de trucs sur moi, mon corps et ma voix. Elle me dit plein de choses, ma voix, maintenant que je sais l’écouter. Me dit si je suis joyeuse, si je manigance un rhume, si je suis fatiguée, ou pire; crevée. Me dit si je pratique assez ou pas, hum, hum… si j’ai bien mangé, bu du lait, vu la physio. Des fois je commence et… hé boy! J’suis dont ben soprano, qu’est-ce que c’est ça? D’autres fois, comme là, dans mon post-complications de grippe, je suis euh je sais pas… euh, alto? Beaucoup plus grave que ma petite voix habituellement aiguë. C’est très drôle et ça m’amuse beaucoup. Cet automne un cours de chant m’a sauvé plusieurs jours d’angoisse. J’avais vécu un évènement stressant dans la journée, les exercices qu’on a faits m’ont permis de respirer comme du monde et de me remettre sur pieds rapidement. Enfin bon, des fois, les cours de chant, c’est ma médecine en même temps.

Je fais encore un peu de violon mais de moins en moins. Ça me brise le cœur mais mon cou ne suit pas. Je peux faire une petite demie heure par-ci par-là, genre aux mois. Assez pour m’émouvoir, mais pas assez pour m’améliorer. Même pas assez pour garder mon niveau. C’est un deuil que j’ai de la misère à faire. J’aime beaucoup mon instrument et j’aimerais avoir le pouvoir de m’améliorer pendant encore des années. Oh well…

J’ai des plans d’écriture depuis des années, des plans que j’ai mis en plans, pour une année au moins encore. Les études me tirent tout mon jus d’écriture et elles me rendent sérieuse. J’ai de la misère à me faire rire en écrivant, alors qu’avant j’y arrivais facilement. J’attends que ça passe… j’espère qu’un jour ça passera. En attendant, j’ai des calepins qui me suivent partout où je vais, plusieurs, au cas où. Il y a le gros, dans lequel je fais mes dessins, avec personnages précis, je n’y fais rien d’autre. Des fois Coquinette le lit et me dit que je devrais faire des livres. Elle est mimi ma Coquinette. Ce sont des gribouillis, mais ça me fait quand même plaisir que ma puce aime les lire. Un autre calepin ne contient que des dessins qui ne veulent rien dire. Un genre de journal intime juste en dessins. Je le regarde et je sais où j’ai fait tous mes gribouillis. Le dernier calepin est réservé aux répliques qui me viennent en tête et qui me font rire. Je sais pas, peut-être un jour j’aurai une dizaine de personnages qui se les partageront, peut-être que ça n’arrivera jamais aussi. J’y intègre parfois des notes au sujet d’anecdotes que j’aimerais inventer et raconter. Tout cela ne donnera peut-être jamais rien, mais en attendant, ça me donne au moins un peu l’impression que je garde mes idées en quelque part, qu’elles ne s’envoleront pas toutes pendant que je cligne des yeux.

Une autre chose qu’on aime bien Coquinette et moi, ce sont les vacances et la forêt. J’aimerais tellement avoir les moyens d’avoir une maison dans le bois un jour… tellement. Cette année on a réussi à y goûter un brin, à la maison dans le bois. J’ai loué avec ma famille, un chalet pour tout l’été, on a pu, Coquinette et moi, s’y installer 3 semaines sans arrêt cet été, puis 1 semaine avant le début des classes… en plus de quelques fins de semaines avant les vacances. Ce sont des souvenirs en or. Le matin, partir marcher avec Pépette et parfois quelques enfants (on avait parfois de la visite), le reste de la journée aller sur le lac, dans le bois, sur le quai, faire des feux, jouer au diabolo, au soccer et aux bâtons du diable… au baseball… au volleyball… faire la roue… pour nous c’étaient des moments magiques, parce que même si on aime beaucoup la ville, ben on n’en a pas de terrain à nous quand on est ici. Là les enfants du coin atterrissaient le matin sur le balcon, venaient chercher Coquinette, qui partait jouer dehors avec eux durant des heures. Du gros bonheur. Vraiment. Et de la visite! Ça aussi c’était fantastique. Comme je n’ai pas d’auto (et pas de *tousse* *tousse*, permis. Pas encore… hum hum) j’avais mis au point une formule que je trouvais chouette: je fournissais la chambre et le lit, ma visite fournissait le lift et la bouffe. Les copines et leurs enfants ont pu venir nous voir, passer quelques jours avec Coquinette (beaucoup de mes amis ont des enfants plus ou moins de l’âge de Coquinette). Aaaaaaw, c’était le fun.

J’ai l’impression d’avoir fait beaucoup moins de photos en 2012 que toutes les autres années depuis 2004. Il faut dire que j’ai beaucoup moins bougé aussi. Le chalet étant figé dans un lieu précis, je ne me suis pas vraiment promenée durant l’été. Pas d’avion, pas de train, peut-être même pas d’autobus voyageur… ouais… même pas… c’est très différent de mon rythme de vie des années précédentes. Ça concorde aussi avec une nouvelle politique financière: zéro dette. Pas que j’en avais des grosses… mais alors que j’ai géré mes avoirs avec brio jusqu’à mes 27 ans, j’avais dérapé au cours des dernières années. C’est rien de majeur, mais je ne m’accorde plus le droit de faire des écarts comme je me le suis permis auparavant. Fini. I wish… Reste que bon, là, j’ai des fourmis dans les jambes, j’ai hâte d’explorer.

Les amours, je vous en parle encore pas, pour les même raisons qu’avant. Reste que bon, même si elle est super chouette ma vie de maman célibataire là et que je l’aime beaucoup ma vie. Pis que je me sens dont libre et bien dans ma peau… ben je commence à avoir très envie de rêver et bâtir à deux. Une image m’est venue en tête cette semaine: le purgatoire. Je commence à croire que je me suis malencontreusement pognée dedans, pour je ne sais quelle raison obscure. Enfin bon, HDMV, là c’est sérieux, j’ai hâte de te connaître (et je suis quand même assez terrorisée, mais tu vas voir, avec une ‘tite bière, on s’en rendra peut-être plus compte).

Cette année j’ai fait des achats:

  • Des cours: l’université, le chant, les parascolaires de Coquinette. Après le loyer et l’épicerie, c’est ce qui accapare la plus grosse partie de mon budget.
  • Beaucoup de livres, des BD, des livres d’école, des biographies, des livres académiques, des livres pour la job, sur comment se construire soi-même une petite maison dans le bois , des livres pour Coquinette. Plein de livres!
  • Beaucoup de chasse-moustiques.
  • Un peigne à poux électrique, qui donne des chocs aux poux. Un genre de chaise électrique à bébittes, qui vient sous forme de peigne (et qui ne donne pas de choc aux enfants, bien entendu).
  • Un abonnement à Sciences et vie, que j’ai de la misère à lire au complet, parce que je manque de temps. Pour le moment j’y arrive mais mon doux, c’est presque stressant.
  • Et *tousse* *tousse*… une planche à neige pour Coquinette… Des bottes et des fixations pour moi, mais j’attends de croiser une bonne planche en liquidation avant d’acheter la mienne.

Ah, j’ai un top 5 aussi! Top 5 d’affaires que j’ai aimées en 2012:

  • Trouver le temps d’avoir un peu de vrai temps pour Coquinette. Mine de rien, ça n’arrive pas de même, facilement, du “vrai” temps. Des fois j’étudie, d’autres fois je cuisine, je fais le ménage, des fois je dors aussi! Enfin bon, du vrai temps, pour jaser, patiner, se baigner, aller faire du kayak, de la course, promener le chien. Prendre le temps, d’avoir du bon temps. Et voir sa fille grandir et raffiner sa pensée, c’est ça du “vrai” temps, pis mine de rien, c’est un cossin rare.
  • Aller marcher avec Pépette le matin au chalet et faire ma petite tournée de contemplation: lac en miroir, brume qui s’élève, perles de rosée sur la mousse au pied des arbres… et mon p’tit chien qui gambade joyeusement et qui revient (presque tout le temps) quand je l’appelle.
  • M’asseoir devant le feu le soir et regarder les étoiles en jasant avec mes amis, compter les étoiles filantes, quand j’en vois, et me surprendre chaque fois encore, du nombre de satellites.
  • Mon monde, famille rapprochée et élargie et amis proches (qui sont pour moi, pas mal de la famille aussi). Ces gens arrivent à m’endurer même quand je fais ma tête dure, que je dis des niaiseries et que je décide de faire des choix qui les embêtent. Ils m’écoutent raconter mon travail et mes études (soyons sérieux, c’est clair qu’ils s’en tapent) et m’observent élaborer des rêves impossibles, sans me dire que j’y arriverai pas. Ils croient en moi je pense, pis moi ben, ça me fait croire que je suis capable. Du coup, des fois, je me surprends à réussir, alors que tout indiquait que j’allais me planter. Parmi ces gens, il y a du monde qui me font des épiceries (c’est moi qui paie mais pas moi qui se déplace) quand je suis en fin de session, pour que je puisse étudier davantage. Il y a des gens qui viennent me chercher au travail pour me sauver une fois de temps en temps, les 45 minutes de marche pour me rendre à l’école de Coquinette.  Il y en a qui m’apportent de même, des lasagnes sur mon balcon, ou des légumes bios, parce que leur panier de la semaine était trop garni. Il y a des soies qui passent par chez moi et après avoir fait tout ça, elles acceptent même de m’écouter parler.
  • Mes ex. Dit de même ça fait peut-être bizarre, mais la bonne entente et la conciliation que j’ai avec l’un, et l’amitié que j’ai avec l’autre, sont précieuses. Ils me supportent (chacun en son sens du terme) et vraiment là, ma vie est pas mal plus le fun avec eux dedans, que sans.

En 2013 j’espère:

  • Me faire du fun avec Coquinette et continuer à lui faire découvrir le monde.
  • Faire du snow, du ski, du patin et courir dans la neige
  • Bien réussir mes cours
  • Faire plein de km en vélo
  • Monter des montagnes
  • Avoir des défis professionnels
  • Courir
  • Chanter
  • Lire
  • Voyager
  • Rencontrer HDMV (ça serait d’adon, qu’il aime la forêt, jouer dehors, la musique… et lire lui aussi. Je dis ça de même)
  • Recommencer à cuisiner beaucoup. On s’entend là, je cuisine déjà beaucoup, mais j’ai perdu la flamme, la touche. Je fais de la cuisine fonctionnelle, rapide, parce qu’on a faim pis qu’il faut manger. En 2013 j’aimerais retrouver le plaisir de la minutie de la cuisine bien exécutée. Avec vision et sensibilité.

Voilà!

Bonne année à vous. Je vous souhaite d’être forts et en santé. De faire ce que vous aimez, avec des gens avec qui vous vous entendez bien. De vous sentir bons et d’être en mesure d’aller chercher vos ressources aux bonnes places si vous en avez besoin. Bref, en santé, entourés de bon monde, et avec ce qu’il vous faut pour faire ce que vous voulez faire. Et de l’amouuuur! Je vous souhaite plein d’amour. Pis du gros plaisir charnel pis toute xx

Bilan 2011

31 December 2011

De retour le temps du bilan, 5e de sa lignée… Il va être dur à faire cette année, d’habitude je me fie un peu à mes archives ici mais là… héhé, il y a un comme un genre de gros trou de 7 mois. Honnêtement je ne pensais pas me prêter à l’exercice cette année encore mais dernièrement je suis retombée sur les précédents et ça m’a fait un bien fou, du coup, j’ai eu envie de m’essayer voir… Voyons, voyons, voili voulou…

J’écrivais à la fin du bilan 2010 que j’avais des projets pour la prochaine année: faire le défi tête rasée, voyager, organiser des fins de semaines dans des chalets avec mes amis, les voir plus souvent justement, mes amis, prendre du temps pour moi, faire de la randonnée, courir, me jeter dans des lacs, faire de jolies photos, rester une bonne maman, intégrer plus de discipline pour passer à travers l’école de Coquinette, jouer du violon, jouer plus de musique et faire plein de bonne bouffe maison. J’étais contente de mon travail, contente de mon nouveau logement, contente de bien des choses mais un peu désespérée de tout… ce qui n’était pas super inquiétant; une brève relecture des anciens bilans remet vite les choses au point: je file toujours de même en décembre. Toujours. Faque, il s’est passé quoi finalement?

Défi tête rasée j’ai vraiment voulu et très très fort à part de ça mais ma fille n’a rien voulu savoir. Tabarnouche ça venait la chercher loin, des cris, des pleurs, des menaces; j’vais changer de mère si t’enlèves tes cheveux…. ben coudonc; j’ai remis ça à plus tard. J’ai donné généreusement à quarante-deux-douze organisations et me suis concentrée sur mon toupet le temps de la saison chaude. Parlant de toupet, jasons dont cheveux le temps d’un paragraphe, j’ai découvert… la mousse. J’avais pas ça moi des produits capillaires ou presque pas, depuis cet été je suis une autre personne, j’ai de la mousse, des poush-poush, des crèmes fortifiantes, du shampoing de grande personne (avec des extraits d’affaires qui sentent l’adulte pis toute). J’ai aussi assez de cheveux blancs pour arriver à m’en trouver par hasard 2 dans la même semaine. C’est terrible mais je tiens bon, pour le moment c’est pas tant envahissant. Pas tant… encore… Revenons-en à la mousse, elle me fait de chouettes frisous, ce qui me rend toute contente d’avoir des cheveux, du toupet et tout. Ceci venant avec cela, j’ai appris à mes dépends en quelque part au mois de juillet que non, ça se fait pas aller promener sa mousse coiffante dans le bois. Heureusement, j’étais dans un coin de pays réputé sans moustique aucun, avoir eu mon idée de génie en Mauricie je serais peut-être encore en train de gérer mes piqûres.

Je voulais voyager beaucoup, j’ai voyagé un peu moins loin que j’aurais voulu mais je ne suis vraiment pas à plaindre: Cuba à l’hiver, Maine avec une copine et nos filles en juillet, suivi d’une semaine avec ma fille chez mon ex en Nouvelle-Écosse. En août une petite visite de 1-2 nuits au chalet d’une amie et j’ai réussi à avoir un chalet dans le nord une semaine. J’ai eu la chance d’assister à trois colloques au travail: Shawinigan, Québec et Québec en plus d’un autre truc à Québec. C’est exceptionnel pour le genre de poste que j’ai, appelons ceci la chance du débutant. Les prochaines années devraient être beaucoup plus calmes, genre euh; la pétole.

J’avais commencé l’année en grosse sportive hyperactive sûre d’elle pis toute. On a fait du patin jusqu’à plus soif, du ski de fond, de la glissade… Je planifiais faire le 5 km Scotia de course, le 10km de Chambly, une ou deux autres courses durant l’été et le demi marathon de Montréal en septembre. Premier 5 km je l’ai passé à l’urgence, attaquée par une méga sinusite qui m’enlevait toute capacité intellectuelle, le cerveau perdu creux dans la brume. Arrivée à Chambly j’étais mal préparée, j’ai fait le 1km avec Coquinette, puis le 10 km avec une amie. Après 5 j’étais tannée, rendue à 7,5 j’étais sûre d’en avoir fait 10… me suis rendue au fil d’arrivée mais dans des mauvais temps et avec une étrange douleur à la cuisse. Cette douleur là ne m’a pas lâchée depuis, on est rendus 7 mois plus tard, ça commence à faire long. J’ai pu courir quelques fois après Chambly, ça m’a pris beaucoup de temps à allumer que j’avais probablement quelque chose au sciatique. J’ai vraiment trop attendu avant de voir la physio (littéralement, je n’étais plus capable de marcher le tour du bloc), du coup bon… fini le demi marathon, j’ai pas eu le droit de courir depuis ma dernière escapade en juillet. Une cibouleau de belle escapade par contre… Ça va beaucoup mieux maintenant, je peux rester assise plus de 15 minutes à la fois, marcher… et je garde espoir pour une totale guérison et un retour à la course en 2012.

Je me suis promenée en Bixi toute la saison, ces vélos sont une vraie bénédiction, mais la blessure m’a empêchée de monter des montagnes (une seule rando en 2011 mais toute une), de faire du vélo, je n’ai pu faire que deux petites randos d’une soixantaine de km à l’automne, le temps d’aller voir ça ressemble à quoi les extrémités est et ouest de l’île. Oh well… j’ai pu faire autre chose et ça m’a obligée à me trouver un moyen de passer mon énergie autrement. Si je peux pas courir, faut au moins me permettre de…

…chanter.  On en vient à la musique. Fin 2010, j’espérais pouvoir chanter et jouer beaucoup de musique. J’ai pas pire réussi, j’ai joué du violon comme jamais (depuis mes 18 ans mettons) et en septembre, voyant que je ne pourrais pas courir avant au moins 2012, je me suis inscrite aux cours de chant pour adultes, j’ai choisi jazz et classique, ça me tentait de chanter ben ben fort en italien. Je trouvais que j’avais besoin de passer par dessus ma gêne, d’apprendre à placer ma voix, l’objectif numéro 1 était de pouvoir couper mes carottes et brasser mon potage en fredonnant dans d’autres langues. Cet objectif là est atteint. Objectif 2 c’est d’arriver à chanter devant du monde (même devant mes proches, tout le monde en fait, sauf ma fille, ça me gêne, je deviens mauvaise et j’ose pas montrer ce que je sais faire), celui là n’est pas atteint du tout mais on m’a proposé de faire un concert en mai prochain et j’y songe, j’y songe… ça serait une jolie façon de me forcer à me dépasser je trouve. Pour le moment je chante plutôt juste, euh, quand personne m’écoute, mais pas fort. Je sais, parce que ma prof de chant réussit à me la faire sortir des fois, que j’ai une voix qui porte, mais je suis super timide alors je finis toujours par chanter tout doucement. Le gros objectif 2012 c’est d’oser avoir une voix qui porte quand je chante (parce que quand je parle, étrangement, j’ai vraiment pas besoin de travailler les décibels à la hausse, c’est pas mal plutôt le contraire qu’il faudrait travailler).

Au travail il n’y a rien à dire, j’ai des super collègues, j’irais jusqu’à dire que mon 2011 a été bureau pas mal. Vie de bureau, fun entre collègues, multiplications de 5@7 et chouettes dîners.

J’étais encore aux études pendant tout 2011, je ne fais qu’un cours par session ce qui fait que bon, ça traine un peu mais petit train va loin et je viens officiellement de terminer mon programme court de 2e cycle en pédagogie et gestion de la formation collégiale. Je réalise que j’ai besoin d’étudier en plus de travailler, pas parce que j’aime me faire souffrir, nah; parce que trop souvent on nous engage pour ce qu’on est et on pense peu à ce qu’on peut devenir. C’est normal je suppose mais ça fitte pas avec mon tempérament. J’ai besoin de faire des veilles technologiques, pédagogiques, des veilles sur les dernières recherches de ceci et cela, de savoir ce qui se passe ailleurs, de réseauter, d’échanger, de courir les conférences, de lire, de partager et malheureusement c’est pas super possible de le faire dans le cadre d’un emploi où tu dois produire. Je serais chercheur ça serait différent, je suppose que ma job me suffirait mais là, comme je dois produire de jour, je suis incapable de ne pas chercher le soir. C’est pas mal évident aussi que pour me donner les moyens d’avancer je dois être entourée d’une certaine discipline. Je suis capable d’être autodidacte mais je fonctionne mieux avec des dead lines. Des défis à échéance, avec un genre de suivi, fait par une sorte d’autorité. Pour le moment ma solution c’est le milieu universitaire ou académique. C’est clair que cette façon de fonctionner vient à me fatiguer (surtout beaucoup en fin de session) et ça représente des frais, mais c’est la façon la plus efficace pour me dépasser… pis moi, ben j’aime ça les défis et les dépassements. Voyant la fin de mon programme arriver à grands pas j’ai dû me poser plein de questions: continuer ou pas, là c’était évident; je veux continuer à étudier, d’autant plus que j’ai le même nombre de crédits de 2e cycle qu’une maîtrise mais je n’ai pas le papier officiel, ça va me le prendre un jour. Une fois que j’ai déterminé que je voulais continuer j’ai dû décider en quoi. J’ai deux gros intérêts: pédagogie et gestion. Gestion ou pédagogie. J’adore la pédagogie et c’est pas mal ça ma job: travailler la pédagogie. J’adore la gestion et c’est pas ça ma job, mais c’est mon gros dada. J’ai fini, après mûre et longue réflexion, par choisir une maîtrise en management des organisations publiques. Petit train va loin, je vais faire un cours par session, je me donne congé l’été (ça me prend vraiment tout l’été refaire le plein d’énergie), de cette façon là je vais pouvoir continuer à jongler avec mes deux intérêts professionnels pendant plusieurs années, enfin… j’espère.

En 2010 j’avais trouvé dur d’étudier en travaillant. Particulièrement ma session d’automne. En 2011 ce fut l’hiver et l’automne, c’est vraiment dû à l’horaire de travail à temps plein. Ce qui est peu pour plein de gens mais avec un enfant, un chien, des amis, de la famille, des obligations ménagères et des études, ça demande parfois beaucoup, beaucoup… beaucoup d’énergie (et de discipline, ce que je m’amuse à faire semblant que j’ai pas).

Fin 2010 j’espérais avoir davantage de discipline, je crois bien que ça commence à rentrer. On se lève plus tôt, on se couche plus tôt. On arrive à faire tous les devoirs et leçons de Coquinette à temps. Elle a des bonnes notes, moi des pas pires, ses lunchs sont équilibrés et habituellement *tousse* *tousse* bons… moi des pas pires, je cuisine moins mais ma bouffe se défend encore plutôt bien dans un sondage d’habitudes alimentaires canadiennes.  On se lève, on joue, on mange, on bouge, on rigole, on fait nos devoirs et la maison est propre; des fois. Le chien fait pipi aux bonnes heures (d’habitude) et je trouve le temps, quand ça me tente, de faire pousser de la luzerne bio sur la table de la cuisine. Rendu là j’ose déclarer que si la discipline c’est plus que ça, je l’emmerde et j’en veux pas.

2008 et 2009 avaient été des années d’amitiés, 2010 avait commencé en lion mais quelques déménagements, dont le mien, sont venus changer la donne. Je vois toujours mes amis mais moins, je suis plus dans ma bulle depuis un an. C’est plus dur me faire sortir de chez moi, c’est faisable, et j’aime toujours autant mon monde mais je les vois moins. Je les aime, mais de loin. Coudonc, ça doit être des passes, ça m’inquiète pas beaucoup. Pour compenser je clique “j’aime” sur leurs photos facebook et je leur envoie des bisous et des “ahahah” à la va comme je te pousse.

Parlant de Facebook, je vais en profiter pour faire le pont vers… les ré-seaux so-ci-aux… Voilà où le bas blesse, et voilà aussi pourquoi je ne viens plus écrire ici depuis mai dernier. Ça fait un moment, un gros temps que je réfléchis à mon over-présence sur tout depuis un bout et je médite, je médite sur la question. Il se trouve que durant de nombreuses années, j’étais anonyme et ça m’amusait beaucoup. Là je ne le suis plus. Quand je me google je le vois que je suis partout et que c’est n’importe quoi de moi, pas ce que je veux, qui est référencé… et ça m’emmerde, oh que ça m’emmerde. J’adore écrire, faire de la photo, j’aime l’interactivité – le 2.0 puisqu’il a un nom -, le partage, le gratuit, j’aime tout cela d’un amour profond et véritable, mais je ne suis pas à l’aise avec le fait que n’importe quel employeur, collègue, connaissance, puisse me googler, tomber ici et s’imaginer que je suis tel ou tel état d’âme d’hier, de l’an dernier ou de mars 2008. Ça m’énerve parce que peu importe le ton, les images et la plume que j’emploie il y a place à interprétation, à projection et… et… ben c’est pas moi qu’on lit, c’est ce qu’on interprète de moi. C’est amusant quand personne te connait mais ça ne l’est pas du tout quand les gens te connaissent de loin ou s’imaginent te connaître. J’ai fait plein de choses ici dont je suis super fière, plein de merde aussi, l’ensemble fait un tout chouette (enfin, bon, je trouve) mais là, aujourd’hui, maintenant, si tu me googles et que tu tombes ici ben ça va te prendre des semaines lire ce tout là; toutes mes archives, échelonnées sur 5 ans d’apprentissage de ruptures, d’amour, de parentalité, de cuisine, d’études, de contrats, de jobs, d’apprivoisement de chevelure, de voyages et de vie de grand, et au bout de ces cinq ans recensées en billets de blogue, ça ne sera toujours pas un portrait fiable de moi. Parce que je censure, je coupe, je choisis mes sujets, j’élague, j’archive ce qui me plait et ce dont j’ai pas envie de me rappeler quand je serai très vieille et ridée, ben je le mets pas. Enfin bref, j’éprouve un malaise face à cette plate-forme-ci et il s’agrandit depuis des mois. Je garde le site ouvert pour les archives, pour moi, parce que je les aime, mais songe à me contenter du backup et tout fermer. Ce qui m’empêche de le faire pour le moment, c’est le souvenir des centaines d’heures investies ici, des heures de plaisir, de gros fun noir. Des heures à jaser avec les commenteux, à dessiner, à écrire, et pis ben moi écrire, je trouve ça vital. C’est pas mal dans mon top 3 de passe-temps: écriture, musique, sport. Enfin bon, je pensais qu’en prenant une pause d’ici j’investirais mon temps d’écriture ailleurs, comme dans un roman par exemple. Ça s’est pas passé comme ça… j’ai écris des broutilles ici et là mais rien de concluant, rien de transcendant, rien de montrable vraiment… sauf de petits cela, des minis ceci, que je montre à mes proches pour rigoler, rien de plus. Cette heure que je prenais presque chaque soir pour écrire ici, je l’ai investie je sais pas où, mais pas dans un roman. Échec lamentable… ou pas, je sais pas. J’ai quand même fait autres choses. Je suis peut-être dans une passe de plume concise aussi, qu’en sais-je? On dirait que plus j’écris en format twitter plus je me satisfais du 140 caractères dépourvu de nuances, zéro subtil, du regarde ceci mon ami; le journal untel l’a dit moi je te dirai pas que j’en pense cela, à part quand j’aime, que j’aime tellement que je mets un ♥ ou un ♥ à la². La seule solution à laquelle j’ai pensé, c’est une about me page pour satisfaire les googleux. Si j’ai le temps en 2012, je vais me faire ça. M’organiser une séance de photo, j’ai une amie dont j’aime beaucoup le style un peu trash, je voudrais qu’elle me prenne en photo. Ensuite je pourrais me dessiner un background, ou m’en gosser un, c’est selon. M’écrire une description: Pec aime ça et ça et ceci aussi et elle bouge beaucoup des fois, quand son sciatique est pas pris. Elle étudie dans ça, a étudié dans ça (si tu la googles ça doit t’intéresser?), elle boit peu ou pas, ou aime bien dire au monde qu’elle boit peu ou pas, mais quand c’est du bon vin ça va. Elle lit 23 livres en même temps ce qui fait que ça lui prend en moyenne 4 ans terminer un bouquin, mais ça va, tant que la pile de livres ne s’écroule pas de la table de chevet c’est pas inquiétant. Je mettrais un lien sur mon flickr parce qu’il y a de jolies photos publiques. Et ça serait tout, je libérerais le reste de l’interweb de ma présence écrite. Enfin bon, je médite, ça va sûrement ressembler à ça.

Les amours je vous en parle pas, j’en ai jamais beaucoup parlé ici, je trouve ça plus sage…

Voilà, c’était long han? Héhé, je dis pas que je reviendrai jamais ici, mais là, j’en ressens pas trop le besoin, je suis pas inspirée, j’ai l’impression d’avoir tout dit ce que j’avais à dire, creusé le sujet jusqu’à plus soif. Ça me suffit pour le moment. Comme.

Et pour 2012? J’ai pas de résolution, ah si! Une petite: faire 50 tours de hula hoop, j’suis full sérieuse dans ma démarche. Quelques souhaits, pas mal de défis, je veux:

  • Passer plein de bon temps avec Coquinette et profiter au maximum du temps que j’ai avec elle pour la voir grandir. Je vous en ai pas parlé beaucoup mais elle est cool ma Coquinette, je l’aime gros comme l’univers et je suis tellement, mais tellement fière d’elle.
  • Guérir mon dos-jambe qui m’empêche de courir… et courir! Beaucoup!
  • Faire et recevoir plein de câlins amoureux.
  • Être en santé et que mon monde soient en santé.
  • Faire plein de patin et montrer à ma fille à faire du snow, du ski de fond, de la raquette, du tennis, du vélo, de la course, de l’escalade, alouette…
  • Faire le Trailwalker d’Oxfam Québec, monter mon équipe et être avec du monde fiables et bons (et que moi je sois fiable et bonne, héhé…).
  • Bien réussir mes cours de maîtrise.
  • Avoir des défis professionnels.
  • Chanter (genre juste et tout et assez fort pour qu’on m’entende) devant un public.
  • Jouer du violon, montrer à ma fille à jouer du violon.
  • Voyager encore et encore… idéalement avec des ami(e)s, des trucs familiaux là, avec Coquinette et d’autres enfants.
  • Pêcher! Je voulais faire 2 voyages de pêche en 2011 et finalement j’ai rien fait, même pas sorti ma canne à pêche. Ah oui, pour l’emmener au chalet… mais je l’ai pas utilisée! Ahah. Oh well…
  • Passer un bel été avec plein d’amis et ma famille.
  • Faire plein de vélo.

Et à vous je souhaite: la santé, le bonheur, des câlins, des défis, surmonter vos peurs, bouger, lire, des amitiés fortes, une famille chouette, l’amour, des bébés (si vous en voulez là; c’est le fun des bébés) et de la bonne bouffe ;-) xxx

Pensons aux vacances

22 May 2011

On me demandait dernièrement ce que j’avais prévu pour l’été. Je prends le temps aujourd’hui, entre le ménage dans mes papiers et le lavage des planchers, pour y répondre.

Je suis en train de changer ma façon de fonctionner, au lieu de me donner des lieux précis, je planifie en fonction des choses que je recherche… je file sérendipité ces temps-ci… ok, c’est nébuleux, je clarifie un petit peu. J’aime: la montagne, la mer, la pêche, les amis, le camping (mais pas trop; j’me tanne vite), les soirées de terrasse, la photo, ma famille, le chaud, l’eau, faire de gros efforts physiques et me donner des défis. Voilà donc ce que je chercherai cet été:

- Monter quelques chouettes montagnes.
- Organiser une escapade via ferrata, peut-être celle du Diable au Mont-Tremblant.
- Escalader avec des amis, je pensais proposer à des copines willings de partir 2 jours en camping avec nos loupiots et de se faire une escapade familiale.
- Faire un escapade de pêche avec les loupiots aussi. À l’âge qu’ils ont, louer un chalet au bord de n’importe quel lac à truite serait suffisant.
- Aller à la mer. J’essaie toujours de prévoir une escapade avec mes parents et ma fille. Coquinette, ma maman et moi, sommes de grandes amoureuses de la mer.
- Mon ex préféré habite sur le bord de la mer depuis l’an dernier. On a prévu le visiter.
- Une copine à moi m’a proposé un projet très chouette, à la mer aussi. Je dois évaluer le tout cette semaine et faire des choix.
- Montagne: comme l’an dernier je prévois m’inscrire à 2-3 randonnées de groupes sur de jolies grosses montagnes. Sais pas encore lesquelles, ni quand. Mes bottes et mon sac à dos sont prêts par contre. Sont fébriles pis toutte.
- Une fois de temps en temps, un 5 @ 7…
- Jouer du violon quand j’ai le temps, lire un peu, des trucs légers… pour me sortir de mes rushs de l’automne et de l’hiver (pendant lesquels, au cours de mes temps libres, je ne lisais que des choses reliées à la gestion des ressources humaines, aux méthodes de recherche et aux politiques institutionnelles de ma job).
- Courir; je suis inscrite au demi-marathon de Montréal. J’ai couru un premier 10 km il y a 2 semaines, pour me mettre dans le bain. Force est de constater que je n’étais pas prête: blessé depuis, je suis en repos jusqu’à la semaine prochaine. La bonne nouvelle c’est que j’ai appris que je devrais travailler plus fort cet été pour atteindre mon objectif. Toujours mieux de le savoir là, en début de saison, qu’en septembre…
- Faire des dessins. Suis dans une période créative de ma vie. Si je le pouvais, après le bureau, je serais musicienne-dessinatrice-chanteuse-danseuse de ballet. Évidemment je ne peux pas faire tout cela, je me concentrerai donc sur mes forces: dessin et musique. Je deviendrai ballerine l’an prochain si j’ai le temps. Là, c’est un peu trop compliqué à inclure dans mon horaire.

Voilà! Bien sûr, je n’arriverai pas à faire la moitié de tout cela, mais si j’arrive à être créative, voir la mer et la montagne, mes amis et ma famille, je serai bien satisfaite de mon été. Et puis bon: rââââ; c’est beau rêver.

Allez j’y retourne, mon chien mue, j’ai 3 pouces de poils à éliminer du plancher.

Troquer le 2 pour un 3, je sais pas…

16 May 2011

Après demain j’aurai 33 ans, l’âge du mec qui parlait araméen. Lui et moi: pas le même combat.

Genre.

Ouain, pis le 3… je sais pas, il me tente pas. C’est que je suis jeuuuune dans mon coeur! Bon.

Entre deux synapses

16 May 2011

Et puis voilà, j’ai résisté, tergiversé, procrastiné, puis produit sans relâche et enfin; terminé. Je suis toujours impressionnée par tout ce que je ressens quand je suis obligée de faire des travaux de fin de session. Complexe et indescriptible. J’ai, avec les études, une étrange relation amour-haine. J’adore apprendre, j’en mange, j’en veux toujours plus. Je déteste avoir à prouver que j’ai compris. Même si oui, c’est la bonne façon de s’assurer que ce que j’ai appris reste logé quelque part entre deux synapses.

En tout cas… Fini. Plus rien à faire, le dernier travail a été remis vendredi à 2h du matin, concluant par la même occasion, mon avant-dernière session.

Et puis?

Ben et puis… j’ai dormi. 2 tours de cadran en deux jours. Ensuite j’ai pas fait grand chose: épicerie, ménage, lu les 4 derniers chapitres de Harry Potter et la chambre des secrets à Coquinette. Ensuite on a enchaîné avec le premier chapitre du Prisonnier d’Azkaban. La pluie a cela de bon qu’on peut lire tout plein sans se sentir coupables de ne pas aller jouer dehors. Évidemment dehors nous sommes tout de même allées. Dans la pluie pis toutte, le temps de faire les commissions et de m’acheter une bouteille de Gin pour la visite cet été. J’ai fait des petits gâteaux, testé l’eau des poissons… Ce soir après avoir plié le linge et fait les lunchs je me suis ouvert une bière. Alleluia aies-je alors soupiré: je peux boire une lampée à 22h sans craindre de ne pas être assez productive pour le reste de la veillée.

Je sonne fatiguée han? Je le suis, mais j’ai tellement dormi et flâné en fin de semaine que déjà je suis en train de me chercher de nouveaux défis. Le premier est de jouer du violon, j’ai pas eu le temps d’y toucher depuis 2 semaines, je m’ennuie. Ensuite, je veux m’entraîner plus sérieusement pour le demi-marathon parce que le 10 km de la fin de semaine dernière; je l’ai trouvé dur. Je veux aussi m’organiser un voyage de pêche avec Coquinette, un autre de camping, peut-être backpacking de l’autre côté de la frontière… ça dépendra de si je me trouve une copine qui veut me suivre. J’ai 3-4 autres chouettes missions en tête… et puis… chercher ma maîtrise. Mon 2e cycle se termine en décembre, j’aurai cumulé 45 crédits et n’aurai toujours pas la maîtrise. Ça sera mon défi de 2012… maîtrise. En je-sais-pas-quoi-ou-peut-être-que-oui… peut-être que oui…

Alors on danse

12 May 2011
qui dit travail de fin de session, dit pas mal toujours procrastination
qui dit mission obligée, dit nuit pas mal écourtée
et là tu t’dis que c’est fini même si c’est pas très bon…
quand tu crois enfin qu’tu t’en sors, surprise! Y’en a encore
quand y’en a plus eh ben faut que tu relises
alors on niaise pour oublier
… alors on danse (sur notre chaise Bureau en gros avec plein de miettes de toasts pris dans les mailles)

9 May 2011

Ok sérieux; je comprends pas du tout comment j’ai réussi à faire tout ça.

Vent

9 May 2011

Il y a des fins de semaines comme ça, qui sont tellement occupées que tu t’assois le dimanche à 21h30, le balais passé, l’appartement propre (déjà, c’est pas normal), une partie de ton travail de fin de session rédigé, t’as fait une simulation de chute libre la veille, ton instructeur t’as emmenée avec lui 45 pieds dans les airs en un clin d’oeil… t’es allée dire joyeux anniversaire à un ami, t’as lu 2 chapitres de Harry Potter à ta fille, couru un marathon des enfants de 1 km avec elle, puis un 10 km avec tes amis. Ton temps a beau avoir été ordinaire, t’es fière pareil de l’avoir terminé en bas d’une heure… goûter dans le gazon, grandes marches avec ton chien, crème glacée chez Roberto. Ton ex préféré t’as appelée pour te souhaiter bonne Fête des mères, tes poissons sont heureux, ton lavage fait, la vaisselle aussi, le linge plié, deux lunchs attendent sagement dans le frigo. Tu viens de découvrir Misteur Valaire, des années après tout le monde mais ça va, leur musique te mets tellement de bonne humeur que t’arrives à te pardonner.

Il y a des fins de semaines comme ça, tu ne vois pas le temps passer, tu cours, tu voles, t’as du vent partout et tu finis le visage rouge comme un homard à défaut d’avoir pensé à t’en acheter un pour te récompenser d’être une chouette maman par moments.

Il y a des fins de semaines de même, que tu recommencerais en boucle pendant des années. Et le soir, en fermant les yeux, tu te sens monter 45 pieds dans les airs, comme la veille quand le sexy instructeur te prenait du bout du petit doigt et te faisait tourner dans les airs.

Au sujet de voler… oui, avoue: t’as eu une petite pensée pour Harry Potter quand t’as vu que tu tenais toute seule dans les airs.

Plongée dans les vieilles affaires…

7 May 2011

Ça fait longtemps que j’ai pas lu mon Dictionnaire comique je trouve, voici donc…

Académie d’Amour: lieu ou l’on va jouer au jeu de Venus, c’est ce qu’on appelle en bon français… un bordel.

Ahonter: Vieux mot (le dictionnaire date de 1735, me demande ça réfère à quelle année vieux, en 1735?) dont on rencontre peu d’exemples dans les ouvrages d’aujourd’hui, car depuis qu’on a travaillé à Paris à polir la Langue française, on a retranché ce mot pour substituer en sa place, avoir honte, faire honte, donner de la honte, rendre honteux.

Les expressions avec “air” sont amusantes; quelques une n’ont pas changé, comme parler en l’air, fendre l’air.

Oh! Antan, ça voulait dire l’année passée.

Appeter: Pour désirer, aimer, souhaiter, rechercher, demander. C’est suivi d’une citation:

Je suis grand amateur de la conclusion

et naturellement j’appete l’union

S’allangourir: Pour être languissant, triste, inquiet, être amoureux, passionné, brûler du feu d’amour sans pouvoir l’éteindre. Satyre: l’âme d’amour allangourée.

Oh! Je viens de trouver anguille sous roche! Le concept ne daterait donc pas d’hier…

Baron de la crasse: Se dit d’un homme mal bâti, habillé ridiculement, et qui se donne des manières de Cour.

Chasse-cousin: mauvais vin.

Je filais prude, je vous ai pas mis les 98 mots à référence sexuelle que j’ai croisés ce soir. Un jour je leur dédierai un billet… ça risque d’être un très, très long billet.

Cause perdue

4 May 2011

J’ai une autre mine-de-rien d’idée de billet, coudonc, autant en profiter quand je passe par ici, ce qui devient de plus en plus rare… pour toutes sortes de raisons.

En tout cas, voilà, j’ai une piste, un filon, je crois que je tiens quelque chose. Il manquait un ingrédient dans ma recette de célibat. Pourquoi t’es célibataire me demandait-on?

- Ben je sais pas trop que je répondais… j’ai besoin de temps?

C’était pas fou ça, j’en avais besoin aussi, et ça me donnait un truc pas trop looser à répondre. Seulement le temps, le temps, je sais pas trop combien de temps, justement, de temps, on peut pondre ça comme excuse. Faque voilà, j’en ai trouvé une nouvelle. Toute fraîche.

-Nah, pas de “j’attends, le bon”… ni de “tsé, je cherche pas, parce qu’il y a du monde qui m’ont dit que c’était de même que j’allais trouver”

- Ni de “ça m’intéresse comme pas trop là”, ou une autre que je chéris plus ou moins souvent, pas assez peut-être: “j’ai comme calculé ça, pis j’ai euh; pas le temps”. Ça se vend mal mon indisponibilité crasse, surtout que pour le reste, je suis plutôt pas mal toujours willing.

Enfin bon, j’ai trouvé mieux. Je sais, fallait y penser. Je sais aussi, vous y auriez pensé avant; vous. En tout cas là, j’ai comme mis le doigt dessus, ce qui va éventuellement m’obliger à ré-flé-chir. Qu’est-ce donc? Ah… ben c’est ça. Ça:

Tsé là, quand je fais des sorties là, ben j’ai pas mal tendance à prioriser délibérément trois classes de personnes: mes amis gays, mes copines célibataires et mes copines en couple-cutes. Dans ma cuisine, ou dans la leur, rarement dehors, si ça arrive, on parle de dehors, comme dans dehors; mon balcon.

Voilà, c’est pour ça que je suis célibataire; je suis un nul stratège. Nulle est ma stratégie. C’est la honte.

Ou pas…

Ou je fais exprès pour avoir une stratégie aussi nulle. Si c’était le cas, il faudrait un jour que je m’explique deux trois trucs. On sait pas, on sait pas… peut-être que mes arguments seraient bétons?